Par une belle journée de
juillet 1996, les " merles " savouraient mes cerises. Enfin, je me
décide et je taille les filets pour couvrir mes arbres. J'ajoute
des écrous aux extrémités de mes filets pour
donner du poids. Pour lancer les filets, j'ai placé une
échelle sur le rebord de la piscine, ce qui a été
une grave erreur. J'ai monté sur l'échelle comme un chat
avec les filets et j'ai attrapé le premier. Je l'ai lancé
sur le premier arbre, mais dans mon élan j'ai perdu
l'équilibre. J'ai basculé par en arrière et je
suis tombé sur le dos et la nuque, en même temps, sur le
béton.
Je
suis demeuré sans connaissance environ une heure. À mon
réveil, j'avais très mal au dos du côté
droit. Je me suis mis une serviette mouillée sur cette
épaule et j'ai marché à genoux pour entrer dans la
maison. Ça m'a pris deux heures avant de m'asseoir par terre
près du téléphone. Ma femme, qui était
partie, est venue me reconduire à l' hôpital 4 heures
après mon accident.
Diagnostic
J'avais cinq côtes cassées,
la clavicule cassée, la rotule cassée et les poumons
perforés à trois endroits. En plus, j'ai attrapé
un virus et j'ai fait beaucoup de fièvre. Ma femme a eu la bonne
idée de me faire transférer au CUSE à Sherbrooke.
Sans cela, je serais probablement mort. Enfin, je suis sorti du CUSE,
je ne marchais plus, je n'avais aucun équilibre, le cervelet ne
fonctionnait plus, mais il était toujours vivant. J'ai fait de
l'ergothérapie et de la physiothérapie durant deux mois
et ça n'a rien changé à mon état. Il me
reste des séquelles de cet accident et il me faut apprendre
à vivre avec.
Conclusion
Une petite bêtise peut nous marquer pour la vie, mais
dans tous ça il reste une chose très importante et c'est
la vie, qui malgré ses malheurs, reste encore agréable
à vivre.
Guy Hudon