Daniel Legault

ÊTRE POSITIF

Bonjour à tous et à toutes! Je me nomme Daniel Legault. Je suis natif de Montréal. J’ai maintenant 45 ans. Depuis le mois d’octobre dernier, je demeure chez mes parents à St-Germain-de-Grantham. Je suis nouvellement membre de votre association et j’en suis très fier. C’est ce qui m’amène aujourd’hui à vous faire partager une partie de mon vécu et aussi peut-être à vous transmettre un peu de ma force de vivre, ma façon positive à moi de voir et de croire en la vie. J’en suis rendu à trois accidents cérébraux vasculaires (ACV) et, Dieu merci, j’espère de tout mon cœur que cela s’arrêtera là. Je remercie le bon Dieu, car après ces trois épreuves, je me porte plutôt bien.

Mon premier ACV date d’il y a environ cinq ans. Un certain vendredi matin, je reçois un appel me disant que ma candidature a été acceptée et que j’obtenais un emploi de nuit, à temps partiel, comme chauffeur particulier pour des hôtesses. Il faut que je vous dise que j’occupais déjà un emploi à temps plein, de jour, chez NUTRIBEC, une meunerie de Montréal. Je travaillais à cet endroit depuis 24 ans. J’étais très heureux. Tout allait pour le mieux.

J’adorais ce deuxième travail, les deux premières nuits, je me suis bien amusé. Après deux nuits sans dormir, je dois vous dire que le dimanche, j’ai dormi toute la journée. J’étais exténué. Le lundi matin, j’étais encore fatigué et je ressentais des engourdissements au niveau du bras et de la jambe gauche. C’était un début de paralysie. Je me suis quand même rendu à mon travail chez NUTRIBEC. Je ne savais plus où j’en étais, j’étais très confus, je ne comprenais plus le fonctionnement des appareils avec lesquels je travaillais depuis longtemps.

J'ai dû quitter mon travail pour me rendre à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal. J’ai été hospitalisé. C’est à ce moment que l’on m'a diagnostiqué mon premier ACV. Quelques temps avant cette épreuve, ça n’allait plus avec ma copine, mes finances étaient au plus bas et mon travail s’en ressentait. Mais, à un moment donné, je me suis tourné vers le positif. Du matin au soir je me disais : "Pour moi tout va aller de mieux en mieux" et cela a marché. Après trois semaines d’hospitalisation, pour moi synonyme de paradis car à cette époque j’étais tellement fatigué, et bien croyez-le ou non, on me disait guéri.

Six semaines plus tard, je recommençais à travailler chez NUTRIBEC. Tout s’est très bien passé pour moi pendant les années subséquentes. Au mois de mai 2004, j’ai été frappé par un deuxième ACV. Un troisième a suivi un mois plus tard, soit en juin 2004. J’ai dû être hospitalisé à l’hôpital Notre-Dame de Montréal de mai à octobre. Tout le monde pensait que je n’allais pas m’en sortir cette fois. Et bien, je ne leur ai pas donné raison, car j’ai continué à me battre et à penser positivement.

Depuis cet épisode, je ne travaille plus, j’ai perdu mon permis de conduire, je n’ai pas encore récupéré mes capacités physiques à 100%. J’ai une légère claudication à la jambe gauche. J’ai dû aussi abandonner certaines choses très précieuses à mes yeux comme ma maison et mon camion. Mais ne vous en faites pas. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Je suis présentement déclaré invalide, mais d’ici peu je recommencerai des traitements de physiothérapie. Les spécialistes sont confiants que je récupérerai à 100 %, et  moi aussi j’en suis sûr. Depuis le début de cette mésaventure.

Laissez-moi vous dire comment je vois mon avenir. Depuis quelques mois, je suis membre de votre association, ce qui me permettra de me faire de nouveaux ami(e)s et de participer à différentes activités. En passant, il m’a été très agréable de vous rencontrer, vous les membres de l’Association des personnes handicapées de Drummond, lors du souper de Noël qui s’est tenu au Motel Blanchet, le 11 décembre dernier. Merci à toute l’équipe pour cette belle activité. D’ici peu, j’envisage de retourner sur les bancs d’école pour me perfectionner en informatique et ensuite, me diriger vers le marché du travail et n’oublions surtout pas la récupération de mon permis de conduire.

J’en profite pour remercier tous les membres de ma famille et mes ami(e)s qui me supportent depuis toutes ces années. Quel plaisir énorme j’ai éprouvé en vous livrant ce témoignage. En espérant que cela vous aidera à demeurer toujours positif face à la vie...

Pour terminer, je voudrais souhaiter à tous et à toutes une année remplie de bonheur et de positif. À la prochaine.

Daniel Legault